Site internet dédié à Brice Mardi dernier, Brice Taton, 28 ans, est décédé.
Ce supporter Toulousain avait fait le déplacement jusqu'en Serbie où son équipe favorite jouait un match de Coupe d'Europe. Attablé à la terrasse d'un café, Brice a été surpris par une vingtaine de hooligans, armés de battes de baseball et de barres de fer. En quelques secondes, les coups pleuvent, et Brice est victime d'un véritable lynchage. C'est atroce. C'est gratuit. C'est lâche.
Brice est mort, quelques jours plus tard. Il est mort pour avoir voulu vivre pleinement sa passion. Il est mort pour avoir suivi son équipe préférée jusqu'à Belgrade. Il est mort pour du football. Le football est un jeu. Il est mort des sentiments les plus ternes de l'être humain. Brice est mort.
Brice, malgré la rivalité qui oppose nos deux clubs, et malgré nos différences, je n'ai de mots assez forts pour t'exprimer ma tristesse. La mort est plus forte que la haine. La douleur n'a pas de couleurs. J'associe tous les supporters Parisiens à ma peine, et adresse mes sincères condoléances à ta famille, à tes amis, et à l'ensemble du peuple Toulousain.
RIP
You'll never walk alone
Voici
l'adresse du site internet dédié à Brice, et visant à soutenir sa famille, aussi bien moralement que juridiquement.
http://www.brice-taton.comCe soir, l'ensemble des supporters du football ont rendu un vibrant hommage à Brice. Dans tous les stades de France, des messages de soutien ont illuminé nos tribunes.
En ce qui concerne le PSG, après que Michel Montana, le speaker du Parc des Princes, a prononcé quelques mots en la mémoire de ce jeune homme (NDLR : la photo de Brice Taton a été projeté sur les écrans du Parc des Princes) sous les applaudissements nourris du stade, les virages Auteuil et Boulogne ont ensuite purement et simplement stoppé leurs encouragements et ont respecté 5 minutes de silence intégral.
Dans un Parc des Princes à l'ambiance morbide, les banderoles se sont alors multipliées pendant que les supporters parisiens tendaient leur écharpe vers le ciel : « La Famille Karsud te salue Brice », « Unis dans la douleur, repose en paix Brice », « Brice RIP », « Brice, repose en paix », « Brice, ce recueillement est pour toi », « Brice présent » étaient en autre lisible dans les travées du stade de la porte de Saint-Cloud.
Les virages Auteuil et Boulogne, accompagnés par les supporters nancéiens, ont ensuite régulièrement scandé le prénom de ce jeune homme, Brice, parti vraiment trop tôt. On ne devrait pas mourir a 28 ans en allant voir un simple match de footbal.